Vous sentez-vous insatisfait de ce qui arrive ? Peut-être que ça ne tourne pas comme vous l’espériez. Mais, j’ai une question pour vous? À qui avez-vous demandé conseil?
Bien sûr que vous pensiez vraiment avoir mis le paquet pour que ça fonctionne. En tout cas, d’après ce qu’on vous avait fait miroiter.
Lors de rencontres de coaching-mentorat, il est fréquent qu’on me fasse état de mauvaises décisions et de déceptions, surtout dans le démarrage d’une relation de coaching d’affaires. J’ai remarqué un fil conducteur dans la cause des déboires.
Dans le tourbillon de notre vie professionnelle et personnelle, on cherche et demande souvent des conseils pour nous guider. C’est un réflexe normal et humain qui dénote de l’humilité.
Mais attention ! La demande de conseils est un art qui se pratique!

Savoir, conseil, fier, mentor, coach, choix, succès, preuve, discernement, histoire
Se fier à n’importe quel conseiller ou mentor peut être aussi dangereux que conduire les yeux fermés.
Imaginez un instant : confier votre avenir à quelqu’un dont le savoir est aussi fragile que du verre très mince. Vous pourriez bien vous retrouver face à un mur, sans avoir vu le danger venir.
Ne vous laissez pas berner par les apparences ou par des prétentions brillantes. Le choix des personnes qui vous conseillent est déterminant pour l’atteinte de votre succès.
C’est en faisant ce tri rigoureux que l’on découvre la véritable différence entre un bon mentor et un grand mentor, celui qui saura vous dire vos quatre vérités pour vous propulser.
Pour vous montrer pourquoi il est vital de faire preuve de discernement, laissez-moi vous raconter une histoire.
Je crois que vous saisirez le prix à payer pour un mauvais choix de conseillers, coachs ou mentors.
Imaginez la scène : un prêtre, un scout et un CEO d’une multinationale se trouvent à bord d’un petit avion privé, en route pour une réunion inédite, un Colloque sur la paix et la réconciliation. Le petit équipage se dirige vers Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada.
A mi-chemin du plan de vol, le pilote est visiblement paniqué. Il fait une annonce déchirante à l’équipage : « l’avion perd de l’altitude … 500 pieds à la minute. Une fuite s’est déclarée sous les ailes et nous n’avons plus de carburant. L’avion va s’écraser. Nous faisons face à un grave problème, il n’y a que 3 parachutes pour 4 personnes. »
Une tension palpable s’installe chez les membres de l’équipage. Que se passera-t-il maintenant ?
Le pilote, face à cette situation désespérée, prend une décision rapide : « Je vais utiliser un parachute, car j’ai une femme et 4 jeunes enfants qui comptent sur moi. ». Avant même que les autres passagers ne s’en rendent compte, avec l’ultime promesse de sécurité pour sa famille, il saute de l’avion.
Les 3 autres passagers sont en état de choc.
C’est la confusion totale.
Le dirigeant d’entreprise, d’un air hautain n’hésite pas un instant. Il se tourne vers les autres avec une confiance démesurée et dit avec une attitude condescendante : « Il me faut un parachute, car j’ai beaucoup des responsabilités.
Énormément de monde ont besoin de mes compétences, de mon savoir et de mon intelligence.
C’est moi le grand cerveau de l’entreprise. Je ne peux priver mes employés de tous mes talents et de mon intellect. Tout le monde a besoin de moi. » Se croyant indispensable pour le futur de sa société, il saisit un parachute sans aucune considération des deux autres et saute, laissant le prêtre et le scout seuls avec une décision cruciale à prendre.
Le vieux prêtre, conscient de son âge et de la valeur de sa vie, se tourne vers le jeune scout avec une tristesse empreinte de dignité : « Je suis âgé, j’ai vécu une vie longue et satisfaisante. Tu es jeune et as encore plein de possibilité devant toi. Tu mérites de vivre. Prends le dernier parachute et sauve-toi. Vite, pendant qu’il est encore temps! Je resterai ici pour faire face à mon sort. Je suis prêt pour la fin. »
Avec un sourire mélancolique, il se résigne, accepte son destin, et se prépare à affronter la fin avec sérénité.
Mais voici la surprise : le scout, loin d’être désespéré, dévoile une réalité inattendue à l’homme d’église.
« Détendez-vous monsieur l’abbé, » dit-il avec calme. « L’homme le plus intelligent du monde vient, en effet, juste avant de sauter, de saisir mon sac à dos au lieu de prendre un parachute. » Il y a une vérité indéniable dans cette histoire : l’arrogance du CEO l’a conduit à sa propre perte, prouvant que la sagesse ne réside pas toujours dans le prestige ou l’intelligence présumée.
La Leçon d’Aristote pour détecter à qui demander conseil.
Aristote a révélé une leçon intemporelle dans l’Antiquité.
Dans notre monde, il existe 4 types de personnes. Aristote les a décrites de manière plutôt frappante :
- Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu’il ne sait pas : C’est l’archétype de l’ignorant, souvent jeune et impulsif. Il est dangereux car il ignore non seulement ce qu’il ne sait pas, mais aussi qu’il ne sait pas. Ce genre de personne est difficile à éduquer et il vaut mieux les laisser se débrouiller par eux-mêmes. Comme le disait Louis Armstrong, « certaines personnes ne savent pas qu’elles ne savent pas ; tu ne peux pas les éclairer, elles doivent apprendre à leurs dépens. »
- Celui qui ne sait pas et sait qu’il ne sait pas : Cette personne est simplement consciente de ses lacunes. Elle est ouverte à l’apprentissage et, si elle est intéressée et curieuse, elle peut être guidée et éduquée. Cette attitude est admirable et représente un potentiel pour l’amélioration.
- Celui qui sait et ne sait pas qu’il sait : Cette personne possède des connaissances mais n’en est pas consciente. Elle peut être réveillée et élevée si elle est guidée correctement. Il est important de l’aider à réaliser son potentiel caché.
- Celui qui sait et sait qu’il sait : C’est le sage, la personne que vous voulez suivre et écouter. Sa connaissance est profonde et il est conscient de son savoir. Ce sont ces individus qui peuvent véritablement vous guider et vous instruire avec discernement et finesse.
S’entourer des bonnes personnes demande du discernement pour éviter les donneurs de leçons stériles. En apprenant à filtrer vos conseillers, vous poserez les fondations indispensables pour comprendre comment faire grandir un réseau d’influence qui a de l’impact autour de vos projets d’affaires.
Attention et prudence dans le choix des conseillers.

Ignorance, incompréhension, erreur, pas savoir, réfléchir, conseil, sollicité, identifier
La leçon, c’est d’être extrêmement vigilant avec ceux qui se prétendent très intelligents et parlent avec condescendance. Leur arrogance peut souvent mener à des erreurs fatales.
Observez-les attentivement, car il ne s’écoulera pas un long moment avant qu’ils révèlent leur vraie nature. Souvent, ceux qui se vantent de leur savoir sont les premiers à se montrer imprudents.
Aujourd’hui, réfléchissez aux personnes qui vous donnent des conseils, qu’ils soient sollicités ou non.
Vous devriez identifier dans quelle catégorie du célèbre penseur Aristote, elles se situent.
Si elles ne sont pas de la catégorie des sages, peut-être serait-il avisé de ne pas perdre votre temps avec leurs conseils.
Gardez à l’esprit le conseil de Louis Armstrong : ne gaspillez pas votre énergie avec ceux qui ne savent pas et ne savent pas qu’ils ne savent pas.
Parfois, il vaut mieux les laisser poursuivre leur propre chemin et pour qu’ils apprennent par eux-mêmes, même si cela implique des erreurs coûteuses.
Choisissez avec discernement et perspicacité ceux qui sont ou deviendront vos guides. Demandez conseil qu’aux bonnes personnes.
